| Chaînes de valeur & agronégoce | Array Imprimer Array |
Quel est le rôle de l’agronégoce dans la réalisation du droit à l’alimentation?Les politiques des sociétés privées en matière d’approvisionnement, de fixation des prix et de salaires ont un impact important sur la réalisation du droit à l’alimentation. La structure actuelle du marché donne aux acheteurs, aux transformateurs et aux distributeurs de denrées alimentaires un pouvoir de marchandage considérable dans la chaîne d’approvisionnement, marchandage dont les agriculteurs qui produisent cette alimentation et les consommateurs qui l’achètent peuvent faire les frais. Dans bien des cas, les acheteurs et les détaillants paient des prix relativement faibles pour les récoltes, même quand les prix augmentent sur les marchés régionaux ou internationaux. Ils peuvent en même temps faire payer le prix fort aux consommateurs, même quand les prix de gros sont gelés. Comment corriger ce déséquilibre de pouvoir ? Quelles règles appliquer pour créer un système qui profite à la fois aux producteurs et aux acheteurs de denrées ? Certains modèles commerciaux – tels que l’agriculture contractuelle ou les coopératives agricoles – contribuent-ils mieux que d’autres à l’autonomie des agriculteurs et à la sécurité alimentaire locale ? Et existe-t-il d’autres modèles commerciaux auxquels les petits agriculteurs et investisseurs peuvent avoir recours avec des conséquences positives sur la réalisation du droit à l’alimentation? Le Rapporteur Spécial s’est concentré sur ces questions dans deux rapports : le premier au Conseil des droits de l’homme de mars 2010 (Protéger les travailleurs du secteur agricole et répondre aux besoins spécifiques des petits exploitants), le second à l’Assemblée générale de l’ONU en octobre 2011 (Vers des chaînes de valeur plus équitables). Son rapport de mars 2012 sur la nutrition abordera également le rôle des entreprises privées dans la réalisation du droit à une alimentation adéquate.
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